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Un nouvel échappatoire
Sujet ouvert par Asherim Win’Frithsen · 2 messages
modifié le 26/06 02:12 2026-06-12 16:44:21
Asherim fuyait les hommes du duc avec la détermination de ceux qui risquent leur vie pour goûter un brin de liberté. Le petit « elfe » maudit aux cheveux roux clair refusait catégoriquement les chaînes qui l’uniraient à la fille de son ennemi. Cette jeune femme le scrutait avec un sourire carnassier et un regard prêt à détruire tout ce qui le définissait. Elle s’intéressait à lui depuis le jour où il lui ramena un médaillon qu’elle égara ; une manie le poussait, depuis son enfance, à rapporter tout objet perdu qu'il trouvait.
Il s'enfonçait à perdre haleine sous la canopée étouffante de cette forêt, un labyrinthe de troncs massifs et de branches tordues qui l'accrochaient au passage. Asherim ne pardonnait pas à cette famille qui imposait son règne de fer sur ses serfs à coups de fouet, d’humiliations et de lapidations publiques. Déjà banni et tourmenté par une communauté hostile à cause de son père assassin, il subissait la haine de tous. Dans ce domaine tyrannique, ceux qui osaient regarder la princesse d’une manière inappropriée selon leurs règles arbitraires finissaient dans la fosse commune, après des jours de supplice.
L’écho des hurlements de ces malheureux résonnait par jours calmes à travers les bois. La précieuse mère qui l’éleva, une prostituée exécutée sur ordre de la princesse, reposait parmi ces victimes. La fille du duc jalousait sa proximité avec une autre femme qu’elle. Pourtant, Asherim brava l’interdit, sortit son corps mutilé de ce trou infect et enterra sa dépouille sous les fleurs sauvages qu’elle affectionnait de son vivant.
Le mage endeuillé détestait cette vile héritière. Il préférait la mort à une vie enchaîné à son service sous l’apparat d’un mari. Le simple contact de ses doigts fins engendrait des frissons de dégoût qu’il peinait à dissimuler. Il ignorait le nom de cette demoiselle fourbe. Elle le dévorait des yeux depuis quelques mois. Parmi les paysans, nombreux la convoitaient pour sa beauté qu’ils décrivaient comme éthérée. Asherim la comparait à un orque, cette créature aquatique impitoyable décrite par sa mère adoptive.
À travers les ronces et les fougères géantes qui lui griffaient les jambes, il secoua la tête et chassa ces pensées néfastes. S’y attarder n’engendrerait rien de positif. Sa seule priorité demeurait de creuser un écart entre ses poursuivants et lui. Il suivait un instinct plus ancien que sa vie. Malgré sa respiration sifflante et sa vue qui s’embrouillait sous l'effort, il ne se permettait aucune trêve.
Il refusait de tuer ses poursuivants. Il se jura de ne jamais ôter de vie humaine, sauf si cela devenait sa seule échappatoire. Asherim rejetait toute association possible avec l’assassin exécuté qui lui servait de géniteur. Ce sang vicié qui coulait dans ses veines ne dicterait jamais ses décisions. S’il se rabaissait à tuer, il ne deviendrait rien de mieux qu’un loup sanguinaire. Pourtant, sa précision avec son bâton surpassait de loin celle des chasseurs et des chevaliers qu’il croisait.
Là, au centre d’une clairière brûlée, se dressait un cercle tourbillonnant de magie instable. Ses crépitements noircissaient la végétation à proximité en un arc trop précis pour relever du naturel. Il approcha prudemment, animé par une curiosité dangereuse. Cette chose résonnait en cadence avec son cœur qui martelait ses côtes. Cela l’appelait avec l’obstination d’une sirène. Malgré son esprit qui hurlait de s’éloigner, il se surprit à en franchir le seuil.
Il s'y jeta à corps perdu, sachant pertinemment que les chevaliers ducaux refuseraient de risquer leur existence pour une manifestation magique inconnue. Leur loyauté envers le duc se négociait en pièces d’or, et cette lâcheté le dégoûtait.
Le vortex le recracha brutalement, comme une insulte. Ce fut le choc de trop pour son corps épuisé. La réalité le frappa avec la force d'un coup de masse, brisant le peu d'équilibre restant. Ses jambes, déjà flageolantes, se dérobèrent instantanément. Son maigre repas des trois derniers jours se déversa au sol dans un spasme violent, une brûlure acide qui lui embrasa la gorge et lui arracha les poumons. Hoquetant, s'étouffant dans une quinte de toux féroce, il lutta pour ne pas sombrer. Une volonté surhumaine le poussa à redresser sa tête lourde, les sens en alerte malgré le voile noir menaçant de l'emporter.
Un vent murmurant caressait ses joues rasées de près, porteur d’une voix inintelligible. Une brume spectrale serpentait entre les troncs noueux et ancestraux. Il en admirerait la beauté sans la souffrance ancrée dans sa chair. La faible lumière, étouffée par le dôme noir du feuillage dense, ne lui offrait aucun salut, mais la douceur du tapis mousseux sous ses bottes usées atténuait un peu le choc de sa chute.
Ce lieu lui échappait totalement. Un sourire se dessina tout de même sur son visage blême, parsemé d’une constellation de taches de rousseur. Quelque chose dans cette atmosphère mystérieuse évoquait une demeure imaginaire, un foyer par-delà ses souvenirs. Les sentiers perceptibles à travers les ombres promettaient des secrets intemporels et de nouvelles opportunités.
Il scruta les environs et souffla de soulagement en posant ses yeux, d'un vert sauge désaturé, sur son précieux arc. Saisi avec délicatesse, l'arme passa sous son inspection minutieuse. Nulle égratignure ne défigurait sa surface de bois composite. Derrière lui, le tourbillon magique s’évaporait déjà, tel un mauvais rêve au lendemain d’une beuverie irresponsable.
Il se releva d’une démarche titubante et lâcha un rire sec, médusé, presque hystérique. En ce lieu, le duc ne l’atteindrait jamais. Un soulagement sauvage, viscéral, lui submergea la poitrine, balayant d'un coup l'épuisement et la terreur de la traque. Peu importait où il se trouvait ; la moindre parcelle de cette terre inconnue respirait une liberté pure, loin de la cruauté de ses bourreaux. Tout endroit hors de leur portée lui convenait. Il s’adapterait probablement, ou il survivrait du moins. L’épée de Damoclès du mariage ne menaçait plus sa tête. Une immense satisfaction s'empara de lui, une ivresse nouvelle qui le fit savourer chaque bouffée d'air.
Il s'enfonçait à perdre haleine sous la canopée étouffante de cette forêt, un labyrinthe de troncs massifs et de branches tordues qui l'accrochaient au passage. Asherim ne pardonnait pas à cette famille qui imposait son règne de fer sur ses serfs à coups de fouet, d’humiliations et de lapidations publiques. Déjà banni et tourmenté par une communauté hostile à cause de son père assassin, il subissait la haine de tous. Dans ce domaine tyrannique, ceux qui osaient regarder la princesse d’une manière inappropriée selon leurs règles arbitraires finissaient dans la fosse commune, après des jours de supplice.
L’écho des hurlements de ces malheureux résonnait par jours calmes à travers les bois. La précieuse mère qui l’éleva, une prostituée exécutée sur ordre de la princesse, reposait parmi ces victimes. La fille du duc jalousait sa proximité avec une autre femme qu’elle. Pourtant, Asherim brava l’interdit, sortit son corps mutilé de ce trou infect et enterra sa dépouille sous les fleurs sauvages qu’elle affectionnait de son vivant.
Le mage endeuillé détestait cette vile héritière. Il préférait la mort à une vie enchaîné à son service sous l’apparat d’un mari. Le simple contact de ses doigts fins engendrait des frissons de dégoût qu’il peinait à dissimuler. Il ignorait le nom de cette demoiselle fourbe. Elle le dévorait des yeux depuis quelques mois. Parmi les paysans, nombreux la convoitaient pour sa beauté qu’ils décrivaient comme éthérée. Asherim la comparait à un orque, cette créature aquatique impitoyable décrite par sa mère adoptive.
À travers les ronces et les fougères géantes qui lui griffaient les jambes, il secoua la tête et chassa ces pensées néfastes. S’y attarder n’engendrerait rien de positif. Sa seule priorité demeurait de creuser un écart entre ses poursuivants et lui. Il suivait un instinct plus ancien que sa vie. Malgré sa respiration sifflante et sa vue qui s’embrouillait sous l'effort, il ne se permettait aucune trêve.
Il refusait de tuer ses poursuivants. Il se jura de ne jamais ôter de vie humaine, sauf si cela devenait sa seule échappatoire. Asherim rejetait toute association possible avec l’assassin exécuté qui lui servait de géniteur. Ce sang vicié qui coulait dans ses veines ne dicterait jamais ses décisions. S’il se rabaissait à tuer, il ne deviendrait rien de mieux qu’un loup sanguinaire. Pourtant, sa précision avec son bâton surpassait de loin celle des chasseurs et des chevaliers qu’il croisait.
Là, au centre d’une clairière brûlée, se dressait un cercle tourbillonnant de magie instable. Ses crépitements noircissaient la végétation à proximité en un arc trop précis pour relever du naturel. Il approcha prudemment, animé par une curiosité dangereuse. Cette chose résonnait en cadence avec son cœur qui martelait ses côtes. Cela l’appelait avec l’obstination d’une sirène. Malgré son esprit qui hurlait de s’éloigner, il se surprit à en franchir le seuil.
Il s'y jeta à corps perdu, sachant pertinemment que les chevaliers ducaux refuseraient de risquer leur existence pour une manifestation magique inconnue. Leur loyauté envers le duc se négociait en pièces d’or, et cette lâcheté le dégoûtait.
Le vortex le recracha brutalement, comme une insulte. Ce fut le choc de trop pour son corps épuisé. La réalité le frappa avec la force d'un coup de masse, brisant le peu d'équilibre restant. Ses jambes, déjà flageolantes, se dérobèrent instantanément. Son maigre repas des trois derniers jours se déversa au sol dans un spasme violent, une brûlure acide qui lui embrasa la gorge et lui arracha les poumons. Hoquetant, s'étouffant dans une quinte de toux féroce, il lutta pour ne pas sombrer. Une volonté surhumaine le poussa à redresser sa tête lourde, les sens en alerte malgré le voile noir menaçant de l'emporter.
Un vent murmurant caressait ses joues rasées de près, porteur d’une voix inintelligible. Une brume spectrale serpentait entre les troncs noueux et ancestraux. Il en admirerait la beauté sans la souffrance ancrée dans sa chair. La faible lumière, étouffée par le dôme noir du feuillage dense, ne lui offrait aucun salut, mais la douceur du tapis mousseux sous ses bottes usées atténuait un peu le choc de sa chute.
Ce lieu lui échappait totalement. Un sourire se dessina tout de même sur son visage blême, parsemé d’une constellation de taches de rousseur. Quelque chose dans cette atmosphère mystérieuse évoquait une demeure imaginaire, un foyer par-delà ses souvenirs. Les sentiers perceptibles à travers les ombres promettaient des secrets intemporels et de nouvelles opportunités.
Il scruta les environs et souffla de soulagement en posant ses yeux, d'un vert sauge désaturé, sur son précieux arc. Saisi avec délicatesse, l'arme passa sous son inspection minutieuse. Nulle égratignure ne défigurait sa surface de bois composite. Derrière lui, le tourbillon magique s’évaporait déjà, tel un mauvais rêve au lendemain d’une beuverie irresponsable.
Il se releva d’une démarche titubante et lâcha un rire sec, médusé, presque hystérique. En ce lieu, le duc ne l’atteindrait jamais. Un soulagement sauvage, viscéral, lui submergea la poitrine, balayant d'un coup l'épuisement et la terreur de la traque. Peu importait où il se trouvait ; la moindre parcelle de cette terre inconnue respirait une liberté pure, loin de la cruauté de ses bourreaux. Tout endroit hors de leur portée lui convenait. Il s’adapterait probablement, ou il survivrait du moins. L’épée de Damoclès du mariage ne menaçait plus sa tête. Une immense satisfaction s'empara de lui, une ivresse nouvelle qui le fit savourer chaque bouffée d'air.
HRP2026-06-26 02:12:42
( chronologiquement 2 jours avant mon rp avec Kessa, ouvert )
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