1-Ordre Wyvernaire : đ LORE OFFICIEL
â§
â La Chute de lâAncien Nid & lâExode Wyvernaire
LâOrdre Wyvernaire nâest pas nĂ© sur Drakonia.
Il vient dâun autre monde, un royaume de cimes suspendues, de vents primordiaux et de rĂ©sonances anciennes oĂč les wyvernes vivaient en harmonie avec les hauteurs.
Au sommet de ces arches flottantes se trouvait leur foyer : lâAncien Nid SacrĂ©, cĆur vibrant de leur lignĂ©e.
Mais leur monde mourut.
Les premiers signes furent discrets :
des vents qui changeaient de direction sans raison,
des Ćufs qui nâĂ©closaient plus,
des jeunes incapables de trouver les courants porteurs.
Puis le ciel se déchira.
Une anomalie cosmique â nul ne sait si elle fut naturelle, magique ou provoquĂ©e â brisa lâĂ©quilibre du monde. Les arches se fissurĂšrent, les vents se turent, et les wyvernes perdirent leurs repĂšres.
Quand la crĂȘte du Nid commença Ă sâeffondrer dans le gouffre sans fond, lâOrdre tenta de sauver ce quâil pouvait.
Les chevaliers luttaient pour maintenir leurs montures en lâair.
Les gardiens portaient les derniers Ćufs.
Les stratÚges cherchaient un chemin sûr.
Les prĂȘtres des Ailes chantaient pour calmer les wyvernes affolĂ©es.
Câest alors que le Portail des Cimes apparut.
Une déchirure lumineuse, instable, hurlante, ouverte par une force inconnue.
Ni les wyvernes, ni les prĂȘtres, ni les sages nâavaient jamais vu une telle chose.
Le portail vibrait comme une flamme dans la tempĂȘte, se contractant, se dĂ©formant, menaçant de se refermer Ă chaque seconde.
Les wyvernaires ne comprenaient pas ce quâils voyaient.
Mais ils comprirent ceci :
câĂ©tait leur seule chance.
Les PrĂȘtres des Ailes se placĂšrent autour de la brĂšche.
Ils nâavaient jamais appris Ă stabiliser un portail.
Mais ils savaient lire les vents, écouter les résonances, sentir les vibrations du monde.
Alors ils chantĂšrent.
Un chant rauque, brisé, désespéré.
Un chant pour accorder leur souffle Ă celui du portail.
Un chant pour empĂȘcher la lumiĂšre de se refermer.
Un chant pour retenir lâinconnu quelques secondes de plus.
Le portail trembla, hurla, se fissuraâŠ
puis se stabilisa juste assez longtemps.
Les wyvernes survivantes plongĂšrent dans la lumiĂšre.
Les chevaliers les suivirent, serrant leurs harnais jusquâau sang.
Les gardiens portĂšrent les derniers Ćufs.
Les stratĂšges fermĂšrent la marche.
Les prĂȘtres, Ă©puisĂ©s, furent les derniers Ă traverser, leurs voix brisĂ©es par lâeffort.
DerriĂšre eux, le portail se referma dans un grondement sourd.
đ Chapitre II â Le Premier Jour sur Drakonia
Ils tombÚrent du ciel comme des ombres blessées.
Le Portail des Cimes sâĂ©tait refermĂ© derriĂšre eux dans un grondement sourd, laissant dans lâair une odeur de vent brĂ»lĂ© et de lumiĂšre brisĂ©e. LĂ oĂč un monde sâĂ©tait effondrĂ©, il ne restait plus quâun silence Ă©trange, presque trop vaste pour ĂȘtre rĂ©el.
Les premiers wyvernaires Ă Ă©merger sâeffondrĂšrent au sol, incapables de comprendre ce quâils voyaient.
Le ciel était différent.
Les vents étaient étrangers.
La lumiĂšre nâavait pas la mĂȘme couleur.
Ils nâĂ©taient plus chez eux.
đ Les Chevaliers â Ailes meurtries
Les Chevaliers Wyverne furent les premiers Ă reprendre leurs esprits.
Leurs montures, affolĂ©es, tentaient de retrouver des courants familiers⊠mais il nây en avait aucun.
Les vents de Drakonia étaient lourds, épais, imprévisibles.
Rien Ă voir avec les souffles cristallins de leur monde perdu.
Certains chevaliers pleuraient en silence, les doigts crispés sur des harnais vides.
Dâautres murmuraient des noms de wyvernes qui ne les avaient pas suivis.
Ils étaient vivants. Mais incomplets.
đ Les Gardiens â Bras lourds, bras vides
Les Gardiens des Nids arrivĂšrent ensuite, portant les derniers Ćufs comme des trĂ©sors fragiles.
Certains étaient intacts.
Dâautres fissurĂ©s.
Dâautres encore⊠froids.
Ils sâagenouillĂšrent dans lâherbe drakonienne, posant les Ćufs devant eux comme on pose des pierres tombales.
Ils ne savaient pas si ces Ćufs pourraient Ă©clore dans ce monde.
Ils ne savaient mĂȘme pas si les vents de Drakonia accepteraient une nouvelle lignĂ©e.
Mais ils savaient ceci :
ils nâavaient plus le droit dâĂ©chouer.
đ Les StratĂšges â Cartographes de lâinconnu
Les StratĂšges des Cimes furent les premiers Ă se relever.
Ils observĂšrent lâhorizon, les montagnes, les vallĂ©es, les courants dâair.
Ils prirent des notes, tracÚrent des lignes dans la terre, évaluÚrent les dangers.
Ils ne comprenaient pas ce monde.
Mais ils savaient lire les cimes, mĂȘme Ă©trangĂšres.
Et ils dirent :
« Ce monde nâest pas le nĂŽtre⊠mais il peut le devenir. »
đ Les PrĂȘtres â Voix brisĂ©es
Les PrĂȘtres des Ailes furent les derniers Ă Ă©merger du portail.
Leur souffle était court.
Leurs voix tremblaient.
Leurs yeux portaient encore la lumiĂšre du passage.
Ils avaient stabilisĂ© la brĂšche en chantant contre lâapocalypse.
Ils avaient senti la mort dâun monde.
Ils avaient entendu les vents se taire.
Certains tombĂšrent Ă genoux en arrivant.
Dâautres restĂšrent debout, mais leurs mains tremblaient.
Tous portaient la mĂȘme cicatrice :
ils avaient chanté au bord du néant.
đ Le Silence
Quand tous furent sortis, un silence Ă©trange sâabattit.
Un silence qui nâĂ©tait pas celui de la mortâŠ
mais celui de lâaprĂšs.
Ils étaient vivants.
Mais brisés.
Perdus.
Ătrangers dans un monde qui ne les attendait pas.
Ils nâavaient plus de foyer.
Plus de rites complets.
Plus de hiérarchie.
Plus de certitudes.
Seulement un serment :
Trouver un nouveau Nid Sacré, ou disparaßtre.
đ Et pour vous ca signifie
Ce premier jour est le point de départ.
Les survivants ne sont pas un ordre organisé.
Ils ne sont pas une faction puissante.
Ils ne sont pas un peuple établi.
Ils sont :
des exilés,
des porteurs de mémoire,
des fragments dâun monde disparu,
des ĂȘtres traumatisĂ©s mais dĂ©terminĂ©s,
des bĂątisseurs potentiels dâun futur Nid SacrĂ©.
LâOrdre Wyvernaire tel que vous l'avez connu nâexiste plus.
Il renaĂźtra avec vous...
ANNEXE
Wyvernes : Les Celerions
LâOrdre Wyvernaire nâest pas nĂ© sur Drakonia.
Il vient dâun autre monde, un royaume de cimes suspendues, de vents primordiaux et de rĂ©sonances anciennes oĂč les wyvernes vivaient en harmonie avec les hauteurs.
Au sommet de ces arches flottantes se trouvait leur foyer : lâAncien Nid SacrĂ©, cĆur vibrant de leur lignĂ©e.
Mais leur monde mourut.
Les premiers signes furent discrets :
des vents qui changeaient de direction sans raison,
des Ćufs qui nâĂ©closaient plus,
des jeunes incapables de trouver les courants porteurs.
Puis le ciel se déchira.
Une anomalie cosmique â nul ne sait si elle fut naturelle, magique ou provoquĂ©e â brisa lâĂ©quilibre du monde. Les arches se fissurĂšrent, les vents se turent, et les wyvernes perdirent leurs repĂšres.
Quand la crĂȘte du Nid commença Ă sâeffondrer dans le gouffre sans fond, lâOrdre tenta de sauver ce quâil pouvait.
Les chevaliers luttaient pour maintenir leurs montures en lâair.
Les gardiens portaient les derniers Ćufs.
Les stratÚges cherchaient un chemin sûr.
Les prĂȘtres des Ailes chantaient pour calmer les wyvernes affolĂ©es.
Câest alors que le Portail des Cimes apparut.
Une déchirure lumineuse, instable, hurlante, ouverte par une force inconnue.
Ni les wyvernes, ni les prĂȘtres, ni les sages nâavaient jamais vu une telle chose.
Le portail vibrait comme une flamme dans la tempĂȘte, se contractant, se dĂ©formant, menaçant de se refermer Ă chaque seconde.
Les wyvernaires ne comprenaient pas ce quâils voyaient.
Mais ils comprirent ceci :
câĂ©tait leur seule chance.
Les PrĂȘtres des Ailes se placĂšrent autour de la brĂšche.
Ils nâavaient jamais appris Ă stabiliser un portail.
Mais ils savaient lire les vents, écouter les résonances, sentir les vibrations du monde.
Alors ils chantĂšrent.
Un chant rauque, brisé, désespéré.
Un chant pour accorder leur souffle Ă celui du portail.
Un chant pour empĂȘcher la lumiĂšre de se refermer.
Un chant pour retenir lâinconnu quelques secondes de plus.
Le portail trembla, hurla, se fissuraâŠ
puis se stabilisa juste assez longtemps.
Les wyvernes survivantes plongĂšrent dans la lumiĂšre.
Les chevaliers les suivirent, serrant leurs harnais jusquâau sang.
Les gardiens portĂšrent les derniers Ćufs.
Les stratĂšges fermĂšrent la marche.
Les prĂȘtres, Ă©puisĂ©s, furent les derniers Ă traverser, leurs voix brisĂ©es par lâeffort.
DerriĂšre eux, le portail se referma dans un grondement sourd.
đ Chapitre II â Le Premier Jour sur Drakonia
Ils tombÚrent du ciel comme des ombres blessées.
Le Portail des Cimes sâĂ©tait refermĂ© derriĂšre eux dans un grondement sourd, laissant dans lâair une odeur de vent brĂ»lĂ© et de lumiĂšre brisĂ©e. LĂ oĂč un monde sâĂ©tait effondrĂ©, il ne restait plus quâun silence Ă©trange, presque trop vaste pour ĂȘtre rĂ©el.
Les premiers wyvernaires Ă Ă©merger sâeffondrĂšrent au sol, incapables de comprendre ce quâils voyaient.
Le ciel était différent.
Les vents étaient étrangers.
La lumiĂšre nâavait pas la mĂȘme couleur.
Ils nâĂ©taient plus chez eux.
đ Les Chevaliers â Ailes meurtries
Les Chevaliers Wyverne furent les premiers Ă reprendre leurs esprits.
Leurs montures, affolĂ©es, tentaient de retrouver des courants familiers⊠mais il nây en avait aucun.
Les vents de Drakonia étaient lourds, épais, imprévisibles.
Rien Ă voir avec les souffles cristallins de leur monde perdu.
Certains chevaliers pleuraient en silence, les doigts crispés sur des harnais vides.
Dâautres murmuraient des noms de wyvernes qui ne les avaient pas suivis.
Ils étaient vivants. Mais incomplets.
đ Les Gardiens â Bras lourds, bras vides
Les Gardiens des Nids arrivĂšrent ensuite, portant les derniers Ćufs comme des trĂ©sors fragiles.
Certains étaient intacts.
Dâautres fissurĂ©s.
Dâautres encore⊠froids.
Ils sâagenouillĂšrent dans lâherbe drakonienne, posant les Ćufs devant eux comme on pose des pierres tombales.
Ils ne savaient pas si ces Ćufs pourraient Ă©clore dans ce monde.
Ils ne savaient mĂȘme pas si les vents de Drakonia accepteraient une nouvelle lignĂ©e.
Mais ils savaient ceci :
ils nâavaient plus le droit dâĂ©chouer.
đ Les StratĂšges â Cartographes de lâinconnu
Les StratĂšges des Cimes furent les premiers Ă se relever.
Ils observĂšrent lâhorizon, les montagnes, les vallĂ©es, les courants dâair.
Ils prirent des notes, tracÚrent des lignes dans la terre, évaluÚrent les dangers.
Ils ne comprenaient pas ce monde.
Mais ils savaient lire les cimes, mĂȘme Ă©trangĂšres.
Et ils dirent :
« Ce monde nâest pas le nĂŽtre⊠mais il peut le devenir. »
đ Les PrĂȘtres â Voix brisĂ©es
Les PrĂȘtres des Ailes furent les derniers Ă Ă©merger du portail.
Leur souffle était court.
Leurs voix tremblaient.
Leurs yeux portaient encore la lumiĂšre du passage.
Ils avaient stabilisĂ© la brĂšche en chantant contre lâapocalypse.
Ils avaient senti la mort dâun monde.
Ils avaient entendu les vents se taire.
Certains tombĂšrent Ă genoux en arrivant.
Dâautres restĂšrent debout, mais leurs mains tremblaient.
Tous portaient la mĂȘme cicatrice :
ils avaient chanté au bord du néant.
đ Le Silence
Quand tous furent sortis, un silence Ă©trange sâabattit.
Un silence qui nâĂ©tait pas celui de la mortâŠ
mais celui de lâaprĂšs.
Ils étaient vivants.
Mais brisés.
Perdus.
Ătrangers dans un monde qui ne les attendait pas.
Ils nâavaient plus de foyer.
Plus de rites complets.
Plus de hiérarchie.
Plus de certitudes.
Seulement un serment :
Trouver un nouveau Nid Sacré, ou disparaßtre.
đ Et pour vous ca signifie
Ce premier jour est le point de départ.
Les survivants ne sont pas un ordre organisé.
Ils ne sont pas une faction puissante.
Ils ne sont pas un peuple établi.
Ils sont :
des exilés,
des porteurs de mémoire,
des fragments dâun monde disparu,
des ĂȘtres traumatisĂ©s mais dĂ©terminĂ©s,
des bĂątisseurs potentiels dâun futur Nid SacrĂ©.
LâOrdre Wyvernaire tel que vous l'avez connu nâexiste plus.
Il renaĂźtra avec vous...
ANNEXE
Wyvernes : Les Celerions